JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE LE 27 MAI 2024

Comme chaque année à la même date, le Comité Intercommunal ANACR de Saint-Mexant ainsi que les Maires de Chanteix, Favars et Saint-Mexant invitent chaque citoyen à la Célébration de la Journée Nationale de la Résistance le 27 mai.

A Chanteix, les participants se sont rendus à la Stèle de la Résistance de Moulzat.

Maires et élus des communes avoisinantes étaient présents à cette cérémonie.

Tous ont ensuite assisté à une « causerie » sur le thème « La chasse aux Résistant(e)s et maquisards dans nos campagnes du moyen plateau corrézien. Un casse-croûte amical a clôturé la soirée.

Cet événement est l’occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui se sont battu contre l’occupation des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La date du 27 mai a été choisie en mémoire de la première réunion du Conseil National de Résistance qui a eu lieu le 27 mai 1943. Cette assemblée réunissait tous les représentants des groupes de résistants afin d’organiser les opérations contre les nazis.

La journée nationale de la résistance permet aussi de réfléchir aux valeurs défendues par la résistance comme le courage, la défense de la République, la justice, ou encore la solidarité.

Retrouvez ici le « Message pour la Journée Nationale de la Résistance 2024 » partagé par l’ANACR :

En cette année du 80ème anniversaire de la Libération, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance, l’ANACR,  appelle à se souvenir :

Au début de 1944, l’unification des structures militaires de la Résistance : Armée Secrète (AS), Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) , Main d’Oeuvre Immigrée (MOI), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), Groupes Francs, se concrétise dans la formation des «Forces Françaises de l’Intérieur», les F.F.I., qui vont jouer un rôle important, majeur dans certaines régions, dans la libération de la France entamée le 6 juin 1944 par le débarquement allié en Normandie, puis celui du 15 août  sur les côtes de Provence.

A l’été 1944, l’insurrection nationale des maquis, des groupes de combat urbain de la Résistance, à l’appel du Conseil National de la Résistance (CNR) et les Comités de Libération, conjointement à l’offensive des forces alliées débarquées incluant des Forces Françaises Libres (FFL), contraignent les occupants nazis et leurs complices du régime pétainiste à une retraite, hélas émaillée de crimes de masse contre les populations civiles, comme à Oradour sur Glane, Tulle, Ascq ou Maillé.

Dans les villes et les régions libérées, la France, va retrouver des institutions démocratiques, notamment par la mise en œuvre du «Programme du Conseil National de la Résistance»  publié le 15 mars 1944.

Ainsi, des «Comités locaux, départementaux, régionaux de la Libération», regroupant des représentants des mouvements de Résistance, reprennent partout à travers la France la place des conseils municipaux et départementaux qui avaient été dissous par le régime pétainiste. Ils coopèrent avec les Préfets et sous-préfets issus de la Résistance, avec les Commissaires de la République nommés par le «Gouvernement Provisoire de la République Française» (GPRF) présidé par le Général de Gaulle, pour rétablir la légalité républicaine.

Paris est libérée le 25 août par son soulèvement insurrectionnel appuyé par la 2ème DB et l’armée du Général  Patton. Les  régions de France, encore un temps occupées, vont être aussi libérées, avec la participation au sein des forces alliées, de l’Armée Française de la Libération qui intégra des centaines de milliers de combattants des unités F.F.I.

De septembre 1944 à la fin de l’année, le GPRF conduit la participation de la France au combat des Alliés qui continuera jusqu’à la capitulation du Reich nazi, le 8 mai 1945.

Pour l’heure, cette année du 80ème anniversaire de la Libération de la France,  est célébrée par de multiples manifestations et cérémonies partout à travers le Pays, rappelant les combats qui l’accompagnèrent, tels ceux des Glières, du Vercors, du Mont-Gargan, du Mont-Mouchet … rendant hommage à  celles et ceux qui hélas tombèrent lors de ces combats. Et aussi du fait de la répression, qui frappa hommes, femmes et enfants, Français et Immigrés, comme l’a rappelé ce 21 février 2024 la Panthéonisation de Missak Manouchian, accompagné de son épouse et par les portraits de ses 23 compagnons de lutte et de martyre ;  nécessaire évocation en ces temps de xénophobie préoccupante, afin d’éveiller les consciences.

Cette année 2024 est aussi celle du 80ème anniversaire de la mise en place par le Gouvernement alors présidé par le Général de Gaulle , des toutes premières mesures démocratiques, économiques et sociales préconisées par l’Assemblée Consultative Provisoire (A.C.P.) et le Programme du CNR,  telles l’Ordonnance du 5 octobre 1944 instituant le droit de vote et l’éligibilité des femmes, ou celles du 30 décembre amorçant la réforme de la Sécurité sociale.

Dans les mois et années qui vont suivre, seront prises d’autres mesures inspirées du Programme du CNR, imprégnées des valeurs humanistes et de solidarité de la Résistance, privilégiant l’intérêt général par rapport aux intérêts particuliers. Pour une large part, elles restent des références pour nos débats citoyens contemporains, au même titre que notre attachement indéfectible à la laïcité et à la recherche d’une paix juste et durable.

L’ANACR, pour le 27 mai 2024

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